Une pleurnicherie de plus sur les Roms...

Publié le par bbr-lejournal

 

JULIENLORCY.JPGJulien Lorcy, ancien champion du monde de boxe, cet univers sain et exempt de tout reproche, fait la leçon à la France aujourd'hui dans le journal l'Equipe à propos de sa politique contre les Roms. Julien Lorcy étant lui-même issu d'une famille de Roms, le boxeur s'est ainsi joint à la meute qui tente d'imposer à notre pays ses idées laxistes dans la façon de gérer le problème des nomades. Son interview est assez intéressante d'un état d'esprit complètement pourri par l'inversement des valeurs qui ravage notre société depuis 1968.

 

Tout d'abord, Julien Lorcy fait ce que tout bon commissaire politique de la pensée unique aurait fait à sa place, il compare les Roms aux juifs et donc toute politique dont des Roms pourraient être victimes serait forcément un retour de la bête immonde, attention, les nazis sont au pouvoir...

 

Ensuite, Julien Lorcy admet avoir arrêté l'école en cinquième et s'en remettre donc à Jacques Attali et son outrage, pardon, son ouvrage "l'Homme nomade" pour justifier ses propos. Le fait que Jacques Attali soit un ardent défenseur du nomadisme ayant visiblement fait oublier au boxeur que cet "auteur" est également le promoteur acharné de la disparition des frontières, du gouvernement mondial et, entre autres, de l'euthanasie des êtres humains non viables (dont les vieux).

 

Quant à la fameuse descente que les gens du voyage ont effectué à Saint-Aignan cet été, Julien Lorcy indique qu'ils ont "juste coupé un arbre et cassé un mur". Pour lui, couper un arbre et casser un mur en plein jour c'est bénin, ce n'est pas répréhensible. Belle mentalité. De plus, les éléments qu'indiquent le boxeur sont largement inexacts, car ce jour-là les gens du voyage avaient également découpé un feu de signalisation, brûlé des voitures et menacé de morts des commerçants qui, traumatisés, s'en rappelleront toute leur vie.

 

Un peu plus loin, le lecteur d'Attali ajoute "La France a fait des lions avec les gens du voyage, et aujourd'hui elle se plaint qu'ils veuillent la manger." Et bien oui, monsieur Lorcy, la France, et c'est son droit et même son devoir le plus élémentaire, doit se protéger si une population veut "la manger". En outre, dire que la cause de la violence des Roms est la politique de la France, c'est reconnaître que les Roms sont violents et c'est surtout exonérer l'individu des responsabilités des choix qu'il a constamment à faire entre le bien et le mal. On tombe ici dans le réflexe de défense communautaire le plus bas et on constate que la lecture d'Attali ne lui a pas permis de saisir que la France ce n'est pas un agglomérat de communautés, mais une nation.

 

Enfin, le boxeur termine magistralement en déclarant "[...] quand tu n'as pas d'éducation tu fais quoi ? Tu voles, tu tapes sur les gens..." Sauf que l'éducation, ce n'est pas la France qui la donne, c'est la famille, et en premier lieu les parents. Pleurnicher sur l'État est une posture victimaire qui ne tient pas la route face à la réalité des faits. Si tous les gens qui n'ont pas toujours eu la vie facile en France se mettaient à brûler des voitures, à saccager des gendarmeries, à taper et à voler, alors la France serait en permanence en état de guerre civile.

 

L'interview de Lorcy n'est qu'une pleurnicherie de plus, une goutte de plus dans l'océan dégueulasse de la bien-pensance. Et qu'on nous permette de trouver relativement ironique que cela soit quelqu'un qui vit six mois par an au Maroc qui vienne nous expliquer la façon dont nous devons traiter les minorités.

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Publié dans Nationale

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