La politique anti-ultra : cache-sexe de l'impuissance de l'Etat
Alors que des romanichels peuvent saccager une gendarmerie et tronçonner des arbres et des panneaux de signalisation devant les caméras de télévision sans être inquiétés, alors que les racailles des cités peuvent faire leurs rodéos en quads sans casques et en mettant en danger la vie d'autrui sans être poursuivis par les autorités, alors qu'on met un homme de plus de 70 ans au casier judiciaire vierge en prison pour s'être défendus contre deux cambrioleuses romanichelles, l'Etat poursuit sa politique de persécution du mouvement ultra (uniquement à Paris, bien-sûr, où une tribune à l'outrecuidance de n'être pas de gauche) en interpellant d'un coup 249 supporters un samedi soir - on aimerait bien voir telle efficacité dans les cités sensibles ou dans les manifestations de clandestins ! - et en déférant quatre supporters du PSG devant le Parquet.
Aucune association droitdelhommisante ne soutiendra ces gars-là, voilà pourquoi l'Etat les harcèle pour faire croire aux plus naïfs qu'il existe encore, alors que là où l'Etat est réellement mis en cause, le terrain est laissé aux ennemis.
Sarkozy, Fillon et consorts préfèrent condamner des auteurs de banderoles et de "fights" organisés plutôt que de s'attaquer aux racketteurs, aux dealers, aux voleurs, aux violeurs, aux corrompus, aux islamistes et aux tueurs de flics.
Les gesticulations anti-ultras ne cachent pas la chute sans fin de l'Etat, bien au contraire, elles la démontrent.