Il tue un blanc, il s'en fout
Le 9 décembre 2007, à Rennes, un joggeur découvre le corps sans vie, nu et le crâne défoncé de Jérémy, étudiant de vingt-et-un an. Le procès de son meurtrier, un Guyannais de 26 ans, se déroule cette semaine. Au premier jour de son procès, le criminel récidiviste (il est connu pour des arnaques et des braquages) a souillé la mémoire de sa victime en relativisant son geste de manière complètement irresponsable. Extraits : "C'était pas vraiment volontaire. Oui, je l'ai tué, mais je n'étais pas dans mon état normal." [NDLR : Ah bon ! En effet ça change tout ! En fait c'est toi la victime alors ?] "Je voulais juste le dépouiller, mais pas plus." [NDLR : Ah c'est tout ! Oui c'est vrai c'est bénin de "dépouiller" les gens !] Lorsque l'avocat général expose le passé judiciaire du Guyannais, celui-ci, au lieu de se faire discret comme l'impose le respect dû à un mort, s'exclame : "C'est bon, on passe à autre chose. Ca commence à me prendre le chou." Hé bien non, jeune sauvage incapable d'appréhender le caractère sacré de la vie, en France, quand on tue quelqu'un, on ne passe pas à autre chose, et on ne lâche pas le chou du meurtier. Surtout quand la victime est retrouvée nue et le crâne défoncé.
Source : Ouest France