Contre l'Église tout est permis

Publié le par bbr-lejournal

 

burning_church.jpgVendredi soir, des "jeunes" (d'origine indéterminée) faisaient une fête à Pierrefitte-en-Auge (14). Alcoolisés, ceux-ci se sont livrés à une attaque en règle contre les symboles chrétiens du cimetière communal, détruisant une trentaine de plaques funéraires et de crucifix. Les dégradations ne suffisant pas à assouvir l'appétit christianophobe du groupe, les symboles religieux ainsi détruits ont été éparpillés dans le chemin du cimetière, sur la place et dans la cour du presbytère.

 

Le passage à l'acte de ces vandales ne s'explique pas que par l'alcool, mais aussi - et peut-être surtout - par le sentiment ambiant qu'il n'est pas grave de s'en prendre à la chrétienté. A proximité d'une synagogue ou d'une mosquée, sur-protégées par les politiciens et sur-exposées par les médias, ces "jeunes" ne seraient jamais passés à l'acte. Mais comme tout le monde critique tout le temps l'Eglise catholique pour tout, et que jamais les politiciens et les médias ne s'y intéressent* autant qu'à l'islam ou qu'au judaïsme, le christianisme apparaît comme une proie facile.

 

Toutefois, malgré ce climat "intellectuel" délétère, l'Église n'est pas exempte de tout reproche. En effet, depuis le concile Vatican II, il n'est pas rare de voir des lieux de cultes chrétiens transformés en quasi-MJC, des prêtres prôner l'œcuménisme, diffuser des chansons de variété pendant les offices ou accueillant des événements très peu voire anti catholiques, tout ceci conduisant bien évidemment à désacraliser le christianisme dans les faits comme dans l'esprit de la population.

 

*Sauf quand les dégradations font référence au IIIème Reich, l'éternelle obsession des hommes politiques et des journalistes.

Publié dans Calvadosienne

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